• Lara

L'ARBRE-TIKI

Dans la tradition polynésienne, le tiki est un totem sculpté à l’image d’un être humain stylisé et surnaturel. Dans l’esprit Aloha, l’arbre-tiki est le miroir sacré de nous-mêmes, une représentation imagée de notre personne. Cette représentation, que nous allons détailler, est très intéressante : elle permet de s’observer et se comprendre simplement, en prenant un peu de recul.

Voilà : vous êtes un arbre ! Vos racines plongent dans la terre – les racines, c’est votre histoire. Le haut de votre ramure écoute le chant des étoiles. Vous existez dans la verticalité de votre axe Terre-Ciel.

À présent, vous êtes devant votre arbre-tiki, dont le tronc se prolonge en branches maîtresses. C’est un tiki, un totem qui représente tous vos corps : ils sont là, superposés l’un au-dessus de l’autre. Au plus près du sol, vous pouvez voir le premier d’entre eux : c’est le corps physique. Juste au-dessus est représenté votre corps mental. Un peu plus haut, vous voyez votre corps émotionnel – et pour finir, perché dans la ramure là-haut, le corps spirituel.

Le corps énergétique, quant à lui, n’est pas représenté. Le corps énergétique, c’est votre énergie vitale. Elle circule dans tout votre arbre comme une sève, traversant et connectant chacun de vos corps au travers de l’arbre-tiki. Tous les corps évoluent dans leur domaine propre et réagissent chacun à leur manière. Chacun a sa sensibilité, son intelligence et son pouvoir particulier – chacun développant ses branches et abritant ses nids.

C’est une structure dans laquelle vous allez observer vos nids et accrocher vos étoiles. Votre arbre-tiki vous permet de voir toutes vos facettes, vos blocages, vos automatismes, en simplicité et en profondeur.

Lorsque nous mettons en œuvre l’esprit amoureux, c’est à travers le corps énergétique qu’il va se diffuser. L’énergie vitale, circulant partout dans l’arbre-tiki, est la « messagère » de cette intention.

Notre esprit amoureux n’est jamais traumatisé par notre histoire, bien qu’il soit toujours présent aux difficultés de notre vie. Il reste à tout moment une ressource pure, active et puissante, sur laquelle nous pouvons compter pour nous sentir mieux et donner un sens sacré à notre vie. C’est une partie invisible de nous-mêmes, toujours disponible, toujours intéressée par notre voyage ici, mais que nous ignorons souvent en faveur de ce que nous pouvons seulement appréhender par nos sens.

Lorsque nous ne suivons pas notre chemin sacré, il y a un symptôme qui ne trompe pas, c’est celui de la dispersion : nous sommes confus, perdus dans nos histoires, coupés de nos sensations, nous finissons éparpillés aux quatre vents. Dans ces moments-là, retrouver un ancrage dans notre corps nous aiderait beaucoup en permettant de nous « rassembler » à un endroit.

Sauf que… notre conditionnement ne nous autorise pas à habiter pleinement notre corps, et même nous le fuyons. Nous fuyons ce corps que nous n'aimons pas : nous le trouvons trop gros, trop fatigué, trop malade, trop douloureux, trop vieux... Et donc, fuyant ce corps, nous ne sommes nulle part, comme des vagabonds sans refuge. Par ailleurs, les compensations que nous pouvons trouver dans la société de consommation – nourriture, médicaments, sac à main ou le dernier objet connecté – ne sont que des dérivatifs en doses croissantes destinés à anesthésier notre sensation de mal-être.

Nous sommes des créatures délicates et mystérieuses associées à un univers immense, et pour lesquelles on ne peut éprouver que de la tendresse. L’arbre-tiki est le miroir de notre nature humaine complète ; il représente la puissance par laquelle l’Univers œuvre en nous.

En nous posant dans l’arbre-tiki, nid après nid, nous allons lentement libérer notre pouvoir, notre Nature essentielle, nos rêves. Cette Nature essentielle est le fractal d’une conscience infinie qui se manifeste en étincelles de vie humaine. Ces étincelles parcourent la totalité de notre arbre-tiki à travers notre corps énergétique.

Si nous laissons faire ce processus, l’énergie vitale « dynamisée », en parcourant notre corps par ses méridiens, son système nerveux et ses cellules, va irriguer d’amour la totalité de nos nids.

L’Essence irrigue alors les parts de pouvoir perdu, presque mort, qui sont prisonnières des nids de notre arbre-tiki.

L’arbre-tiki est un support. Il nous permet d’accueillir nos crises, nos doutes et nos souffrances en observant simplement l’enchevêtrement de nos nids. C’est la compréhension de ces enchevêtrements, et non une intervention de notre part, qui simplifie et harmonise notre nature humaine. En réalité, nous n’avons plus besoin d’avoir réglé nos problèmes pour aller bien, ce qui est une découverte majeure ! Nous avons le droit de nous sentir en paix pendant que nous traversons notre processus de libération.

La découverte du principe des nids, qui est un des piliers de l’esprit Aloha, mérite qu’on s’y attarde. Lorsque j’ai eu l’intuition de l’arbre-tiki, c’était une période compliquée de ma vie. Ma fille cadette traversait sa crise d’adolescence et j’étais en difficulté : mon système nerveux avait flanché ; je tombais en dépression. J’étais fragmentée, emplie de culpabilité, de peur, de colère et d’impuissance. Des années de travail en thérapie n’y changeaient rien… ou plutôt aucun de mes outils ne fonctionnait face à cette crise.

Un matin, alors que je me racontais une nouvelle fois l’histoire de mon drame maternel – comme tous les jours depuis plusieurs mois –, je me dis : « Alors, Lara, tous ces événements tournent en boucle dans ta tête et dans ton corps. Mais toi, Lara, où es-tu dans tout cela ? »

Je décidai de mettre en scène à l’extérieur ce qui s’entrechoquait à l’intérieur de moi. C’était un dimanche matin, je n’avais pas grand-chose sous la main : je trouvai une boîte de billes. Sur mon lit, je les éparpillai. J’en choisis une qui me symbolisait, une qui symbolisait ma fille cadette, d’autres billes pour mes autres enfants, pour mon mari.

Approfondissant, je mis alors la bille qui me représentait à part des autres, et je commençais à extérioriser par d’autres billes diverses facettes de Lara. Je plaçais une bille pour Lara-la-maman, une bille pour Lara-l’amie, une autre pour Lara-la-thérapeute, et une dernière pour Lara-l’épouse. C’est ainsi que je me suis rendu compte que la seule facette qui criait était la bille-maman : j’avais déserté toutes mes autres catégories.

Alors, j’ai pris la bille-maman dans ma main et je suis restée deux heures, simplement comme cela. Puis, me demandant « Que ressens-tu ?», j’ai noté ce qui suit sur un petit papier :

- Impuissante

- Prise en otage

- Honte

- Colère

- Incapacité à réfléchir

- Épuisement nerveux

Prenant une tasse, je déposai à l’intérieur le petit papier. Je pris une grosse bille et je la mis dans la tasse avec le papier. Cette bille-là représentait cette part de moi qui était coupée de la vie, coupée de ma Nature essentielle, et qui me plongeait en enfer. J’avais matérialisé un nid.

À travers cette aventure, j’ai compris une chose importante : tant que nous ne libérons pas notre transe mentale – comme ici sur une feuille de papier, noir sur blanc –, nous continuons à courir dans notre tête, nous nous racontons « l’histoire » sans cesse. C’est en mettant sur ce papier ces mots, que je me répétais en silence depuis des semaines, que j’ai trouvé un chemin pour sortir de ma crise. Lorsque nous abordons nos nids avec bienveillance, quelque chose se passe, nous prenons contact avec l’arbre-tiki.

Toute cette journée, dès que les transes du nid remontaient, je regardais la petite tasse posée sur un meuble de mon salon et je disais à ce nid, cette part de moi : « C’est toi qui me parles : je t’écoute ». J’allumais des bougies pour lui donner de la lumière, je brûlais de l’encens, je mettais mon petit nid au soleil, je lui faisais écouter de la musique, bref, je le reconnectais à l’esprit amoureux. Minute après minute, puis heure après heure, s’est installé un peu plus d’espace entre ma crise et moi. J’ai compris que je n’étais pas qu’un nid, mais que ce nid était posé sur « plus grand que lui », sur mon arbre-tiki. C’était mon nid qui hurlait ; lorsque je tournais, en transe, c’est à l’intérieur du nid que je tournais. Bien sûr, le comportement de ma fille était un déclencheur, mais ce qui flambait m’appartenait. Si cela m’appartenait, en dernier ressort, j’en avais le contrôle et la responsabilité. J’appelais ce qui était piégé dans ces nids « les parts de moi qui sont coupées de l’esprit amoureux » car, d’une certaine façon, ces mémoires sont isolées de tout soutien, de tout amour.

Jour après jour, j’ai pris de plus en plus de distance. Je descendais doucement dans l’arbre-tiki et je sentais intimement que si j’avais un nid, plusieurs nids, j’avais aussi un arbre-tiki majestueux qui pouvait les soutenir, les nourrir d’amour et de compassion, et qui pouvait les calmer.

Ce processus, qui s’est étalé sur plusieurs jours lors de sa « découverte », s’effectue à présent en une ou deux heures. Des centaines de personnes ont pu en bénéficier lors de séances, que ce soit par Skype ou en cabinet. Celles qui connaissaient déjà mon travail se sont exclamées : « Oh ! C’est tellement plus simple comme ça ! » L’aide que j’ai reçue grâce à cette découverte peut, vous aussi, vous soutenir et vous aider sur votre chemin sacré.


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