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Et si tu arrêtais de t'excuser

il y a 2 jours
3 min de lecture

Trois piliers pour te positionner


Tu choisis tes mots, le bon moment, le bon ton.


En face, quelqu’un annonce ce qu’il veut avec la tranquillité d’un propriétaire des lieux.


Et tu penses : « Punaise, moi aussi j’aimerais m’en foutre et m’imposer sans gêne ! »

Dire non, puis continuer ta journée. Quel concept.


À force de prévoir les réactions de tout le monde, tu peux finir par négocier avec toi-même avant même d’avoir ouvert la bouche.


Tu réduis ta demande, arrondis ton désaccord et proposes de t’arranger. Le service diplomatique fonctionne à merveille. Toi, tu commences à fatiguer.


Si tu as envie de poser les pincettes, voici trois piliers de l’agilité verbale à explorer.



1. Te positionner d’abord avec toi

Avant de consulter le comité des susceptibilités, demande-toi ce que tu souhaites. Qu’est-ce qui te convient ? Qu’est-ce que tu acceptes uniquement pour éviter un désaccord ?

Ton avis mérite d’être entendu, y compris par toi.


Le petit rituel : une minute pour t’écouter

Avant de répondre à une demande, pose les pieds au sol et accorde-toi quelques respirations tranquilles. Complète mentalement ces trois phrases : « Ce que je ressens, c’est… »« Ce que je souhaite, c’est… »« Ce que je peux proposer, c’est… »

Si rien n’est clair, tu peux simplement dire : « Je prends le temps d’y réfléchir et je te réponds. » Même les décisions ordinaires ont droit à un délai de traitement.



2. Dire les choses simplement

« Cela ne me convient pas. »« De mon côté, je préfère… »

Tu peux donner une explication sans fournir les justificatifs des trois dernières années. Plus tu ajoutes de précautions, plus ton message risque de disparaître sous l’emballage.


L’astuce : une phrase, puis une pause

Écris ce que tu veux dire en une ou deux phrases. Relis-les et repère les excuses que tu ajoutes par réflexe, les détails inutiles, les « enfin, comme tu veux » qui annulent discrètement tout le reste.


Garde ton message essentiel, puis entraîne-toi à le dire à voix haute :

« Je ne suis pas disponible ce soir. Je peux te proposer jeudi. »

Ensuite, laisse l’autre répondre. Tu n’es pas obligée de meubler le silence avec une concession.



3. Laisser vivre le désaccord

L’autre peut être déçu. Tu peux l’entendre sans prendre immédiatement la direction de la cellule de crise.


« Je comprends que tu aurais préféré autre chose. Ma réponse reste la même. »

Cela demande parfois de l’entraînement. Tu peux hésiter, chercher tes mots et tenir ta position quand même.


Le petit rituel : laisser passer l’envie de te raviser

Après avoir posé une limite, tu auras peut-être envie d’envoyer immédiatement : « Bon, finalement, je vais m’arranger. »


Avant de reprendre ton poste au service satisfaction, pose ton téléphone quelques minutes. Marche un peu ou bois un verre d’eau. Puis demande-toi :

« Est-ce que j’ai changé d’avis, ou est-ce que le désaccord me met mal à l’aise ? »



Tu peux revoir ta décision si tu le souhaites. Ce temps te permet simplement de vérifier ce qui motive ton choix.


Ta délicatesse a toute sa place. Toi aussi.


Tu peux commencer avec une situation simple, une personne avec qui tu te sens en confiance.


Inutile d’inaugurer tes nouvelles habitudes au prochain sommet familial.


Si tu souhaites explorer ce qui te freine, Écris-moi : nous trouverons un créneau pour en parler.


Lara

 
 
 

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