• Lara

CARTE BLANCHE D'AUDREY PARTIE 5

15 Mai 2018 : Séance 5

Garder le cap ou l’épreuve de la confiance et du lâcher prise.


Epreuve constante car sans fin : tout au long de nos vies nous nous efforçons de garder notre cap. Avoir trouver sa boussole intérieure c’est déjà quelque chose mais apprendre à s’en servir et suivre coute que coute la direction quelle indique en est une autre.


Je découvre ainsi une sacrée mission. Je comprend qu’aujourd’hui je ne peux plus reculer, je ne peux pas faire comme si je n’avais rien vu, je ne peux plus me mentir, j’ai entrevue une vie, j’ai ouvert une porte des possibles, impossible d’arrêter de la regarder. Je réalise que la période d’incubation dans laquelle je suis depuis l’accident m’a permis de prendre conscience d’un tas de choses et qu’aujourd’hui tout cela devient concret. Mes réflexions deviennent réelles. Ma Vie est chamboulée, ça me donne la sensation d’être montée à bord d’un TGV dont je ne connais pas la destination et dont je ne contrôle pas la vitesse.


J’avance à l’aveugle de mon mental en écoutant mon intuition.

Chaque pas est effrayement excitant. Des sentiments paradoxaux sont là à chaque enjambée. Je suis à la fois morte de trouille et impatiente, joyeuse et soucieuse, nostalgique et dynamique, douteuse et certaine, seule et entourée, peureuse et audacieuse; et comme l’écrit Lara « plus curieuse que peureuse ».


Dans tous ce chahut une constante s’installe de plus en plus : la confiance. C’est comme si elle était le pilier de stabilité de tous ces sentiments paradoxaux. C’est elle qui permet à la tour de tenir en équilibre, elle est le lien, le liant, le soyeux, l’essence de mon changement de CAP. Je crois bien que sans elle, rien ne serait possible.


Ma confiance c’est ma résilience.

J’apprends à arrêter de regarder l’immense montagne qui se dresse au loin comme un objectif vital à gravir le plus rapidement possible. Car en raisonnant de la sorte je m’épuise dans le présent, me coupe l’élan fasse à cette épreuve sportive qui semble insurmontable avec les capacités actuellement disponibles.


J’apprends que ce n’est pas le but qui compte mais bien le chemin. C’est lui qui transforme, c’est avec lui que l’on apprend, qu’on découvre, qu’on partage, qu’on rencontre, qu’on devient. C’est lui qui rend heureux. L’objectif ne sert qu’à avoir une direction, une étoile, un CAP. Il peut d’ailleurs totalement évoluer au fil du chemin. Puisqu’en route notre personne « devient » et donc change.

En ce moment je me raccroche à cela de toutes mes forces :) Je me dis que tant que je me sens au bon endroit et en confiance je ne pourrais atterrir que dans quelque chose de chouette ?!


En attendant, je n’ai plus qu’à gérer mes peurs, identifier des blocages à chaque fois plus profond, m’occuper du présent concret et d’arrêter de me demander ce que je ferais dans 16 mois : D’ici là j’ai le temps d’avoir appris à dompter un Dragon.

Blague à part, si je regarde en arrière et que j’imagine que quelqu’un vienne me dire, à l’aube de mes 18 ans, ce qu’allait être ma vie pour les 10 prochaines années : j’aurais levée plus qu’un sourcil devant les étapes à franchir…


Conflits familiaux, maladie et décès d’une Maman, démissions difficiles, stress, achat et vente d’une maison, ruptures amoureuses, double fracture de la malléole, plâtre et fauteuil roulant, fracture d’une vertèbre, achat et vente de mon premier cheval, déménagements et j’en passe… Je pense que j’aurais bien aimée passer mon tour si on m’avais laissé le choix.

Et pourtant aujourd’hui oh combien je ne changerais rien. Tout simplement car l’effet papillon veux que sinon je ne serais pas celle que je suis aujourd’hui. Je n’aurais pas cet amour incommensurable pour la vie si je n’avais pas côtoyé la mort, je n’aurais pas cette folle envie de liberté si je n’avais pas connu l’ennui et l’asservissement, je n’aurais pas conscience que mon corps est mon meilleur ami, que vivre à deux doit être plus agréable que vivre seule, que la solitude n’est pas une plaie mais un cadeau, que 99% de mes peurs sont dans ma tête, que quasiment rien de ce que désire mon coeur n’est impossible; je n’aurais pas conscience de la force dont je dispose pour faire face aux épreuves de la vie, je n’aurais pas découvert ma capacité d’adaptation et d’action …


C’est le chemin qui m’a appris tout cela. Si à 18 ans on m’avait montré le sommet sur lequel je suis aujourd’hui : je me serais surement sentie bien incapable de pouvoir accomplir cet exploit. Je n’aurais jamais soupçonné posséder ses capacités.

Et pourtant …

Je me raccroche donc à cette idée, pour les 10 ans à venir. Je ne veux pas savoir et je veux arrêter de me construire une montagne gigantesque avec un dénivelé de malade. Je ne veux voir que les étapes intermédiaires, regarder que la randonnée du jour, me renseigner uniquement sur les villages qui seront traversés dans la journée, quelle végétation, quels cours d’eau, quel faune vais-je découvrir : bref vous l’aurez compris je ne veux plus regarder le sommet. Car on regardant en l’air je me coupe les jambes et m’empêche de voir toute la beauté qui se trouve à côté de moi : les fleurs, les arbres, les gens, la vie.


Ce sommet est aujourd’hui la direction que je donne à ma marche, mais peut être que demain je changerais de sommet, peut être que je ne voyagerais plus à pieds, peut être que je ne voyagerais pas seule, peut être que si peut être que ça : tout à la possibilité de changer 1000 fois. Donc je réalise qu’il ne me sers à rien de me faire du mourront pour un futur trop lointain qui reste incertain et variable. Chaque chose en son temps.

Pour m’ancrer un peu plus je me laisse aller à des exercices inspirants et drôles comme par exemple :

  • Faire une play list de mes power songs : à écouter dès que nécessaire ;-)

  • Faire un patchwork de portraits de mes mentors afin d’identifier quels traits de personnalités me font les apprécier/idolâtrer.

  • Ecrire le portrait de la Audrey que j’imagine

  • Faire une liste de mes réussites, capacités, qualités : on connait par coeur ce que nous ne savons pas faire, nos défauts, nos points noirs, à l’inverse nous surlignons rarement nos qualités et nos réussites : cette liste permet de se montrer à soi même que nous sommes bien plus fort et capable qu’on ne le pense :-)

Citations du moment :

  • Ne perdez pas confiance durant les périodes de stagnation et de frustration. Il y a un temps pour chaque chose et chaque chose se fait en son temps … Gardez confiance même si c’est le calme en surface, car dans les profondeurs invisibles, votre avenir est en train de se créer.

  • Si tu n’aimes pas l’endroit où tu es : bouge. Tu n’es pas un arbre.

  • La vie c’est comme une boîte de chocolat : je la bouffe ! (Chaîne youtube « Le Meufisme »)

  • Le plus grave ce n’est pas d’échouer c’est de ne pas avoir essayé ! R.Giordano

  • Un rêve, même au SMIC, reste un rêve ! Jamais je ne m’étais sentie aussi vivante est ça, ça n’avait pas de prix. R.Giordano

  • J’étais maintenant sereine : je savais que quoi qu’il advienne, je pourrais compter sur mes ressources intérieures pour faire face. Et cette certitude me donnait une force incroyable, force que je n’aurais jamais cru posséder. R.Giordano

  • Il n’y a pas de règles ou conseils pour être heureux, enfin si, juste un : Vivez ce que vous avez envie de vivre, allez y, vous verrez, après tout deviens simple en fait.


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