• Lara

CARTE BLANCHE À AUDREY PARTIE 3

Séance n°3 : Mardi 24 avril 2018


Les jours se succèdent et ne se ressemblent pas.

D’un point de vue extérieur mes activités sont assez identiques, d’un point de vue intérieur chaque journée apporte quelque chose de nouveau : une idée, une envie, un sentiment, une révélation! J’ai la sensation d'être chaque jour un peu plus complète, un peu plus proche de la meilleure version de moi-même. Je deviens chaque jour un peu plus libre dans mon présent et dans le futur que je m’autorise enfin à imaginer. Par ses projections, mon présent vibre alors totalement différemment ! Pour la première fois de ma vie, je réalise que je peux réaliser mes projets les plus fous : seule. Que je n'ai besoin de personne pour m’escorter. Comme une évidence : j'intègre que je n'ai cas ouvrir mes ailles pour voler... ☺

Pensant ne pas avoir de rêves particuliers à poursuivre, (en effet je les avais oublié), je m'étais mis en tête que je n'avais plus qu'à attendre de croiser la route d'une personne passionnée, pleine de projets et d'idées, afin de me mettre en route avec elle au service de SES rêves. Reniant alors inconsciemment, toute mon essence.


J’attendais que quelqu’un m’emporte : je décide de m’emmener moi-même !


Je me sens alors plus légère sur le sujet des relations amoureuses. Ce n'est plus un poids, il n'y a plus de pression puisque ce n'est plus un but. Si cela devait arriver, j'aurais le plaisir infinie de communiquer à la personne mon itinéraire, ma direction, que je serais ravie de faire la route avec elle, mais que je ne changerais pas de CAP. Car je ne renoncerais plus à moi-même. L'amour sera alors un plus et non une nécessité. Je ne souffrirais plus à chercher comment l'autre peut combler mes vides existentiels, puisque je viens de comprendre que je peux le faire moi-même, toute seule, comme une grande ☺

Autre chapitre de cette période, et de loin le plus important, ma vision et mon rapport à l’argent. Jusqu'à aujourd'hui, c'est MA plus grande pensée limitante. Un beau raccourcit avait pris place dans mon cerveau => sans argent on meurt... !

L'argent était inconsciemment devenu pour mon mental, aussi vital que l'oxygène. Quelle escroquerie!


Ainsi, pour essayer de faire la paix avec cette croyance, je suis allée titiller mon mental. Au lieu de boucler avec lui dans la spirale effrayante de cette peur, je l'ai contraint de pousser plus loin : « ok, si demain je décide de ne plus avoir de CDI par exemple et de voyager, quelle peut être la pire des situations ? Est-ce la mort assurée ? ». Naturellement des pensées logiques sont apparues : « bin non, je ne serais jamais seule, je pourrais si le besoin s'en fait sentir retrouver un travail alimentaire, un travail en rapport avec mon diplôme, faire des saisons, j'aurais toujours un toit et un couvert chez mes parents, puis les gens « ces autres que moi » sont pour la plupart bienveillants et je sous-estime leur support, leur aide, l'entre-aide humaine.  Et surtout on peut toujours faire machine arrière, il n'y a pas de règle de circulation disant : tu as quitté cette route on t'interdit de la reprendre ». De ce fait, même sans projet, je venais de câliner et de calmer ma peur du manque d'argent. Certes, elle est toujours là d'une certaine manière, mais elle fait beaucoup, beaucoup moins de bruit. Elle a perdu une bonne partie du pouvoir aliénant qu'elle avait sur moi.

En écrivant ces lignes et après avoir regardé plusieurs reportages sur le rapport à l'argent, je suis stupéfaite par cette aliénation. Mon cerveau ne concevait jusqu’à lors que la dualité suivante : soit j'étais salariée avec un salaire confortable et une vie rangée soit j'étais punk à chien dans la rue à chercher de quoi manger …


Lara m'a permis de voir qu'il y avait un monde entre ces deux extrêmes. En effet, je pouvais très bien subvenir à mes besoins tout en ne reniant pas mes valeurs et mes envies. Autrement dit, je pouvais gagner de l'argent en me sentant à ma place : MON GRAL ! Champagne !!!!!

Cette peur me figeait clairement dans mes projets depuis une éternité, cette identification me fait alors prendre conscience d'une immense liberté ! J’ai envie de tenter, j’ai envie d’expérimenter, de faire, d'oser, d'avoir l'audace de me lancer ! Car peut importe ce qu’il se passera, il y aura toujours des solutions, 10 000 moyens de rebondir et surtout toujours la possibilité de revenir en arrière.


Une porte des possibles s'est alors ouverte. Tous un tas de souvenirs d’enfance se sont mis en lumière, notamment mon amour dès l'adolescence pour la vie nomade : que ce soit des vacances improvisées avec mon père et son trafic sommairement aménagé, l'accompagnement de randonnées itinérantes à cheval en plein Vercors pendant les mois d'été, mon envie d'appartenir à ses communautés nomades dès que croisais des camps de caravanes ou des convois sur les routes etc..


Dans chacun de ses souvenirs j'avais un sourire jusqu'aux oreilles.


☺ Hippy refoulée en voie de retour ☺

Par ailleurs, en ayant le temps de me laisser aller à regarder des interviews, à écouter des podcast, à lire des articles etc, je renoue avec une autre partie de moi : mon amour pour l'humain avec toutes ses initiatives nouvelles pour un monde meilleur et ma force d'insurrection contre l'injustice, contre les systèmes oligarchiques. J’ai toujours vibré dans les combats de valeurs, je me sens MOI lorsque je m’indigne. Je crois que j'aime aller à contre-courant. J'aime me lever pour ce que je crois existentiel : la terre, la nature, le partage, les animaux, l'Humain.

Avec tout cela de nouveau activé en moi, il n'y avait plus de questions, c'était logique : je ne signerais pas le CDI que l'on me proposait. Avec Lara, en souriant, nous notons la synchronicité suivante : le vendredi mes patrons me convoquent pour me proposer ce CDI que j'accepte oralement sans aucunes convictions intérieures, et nous convenons de régler la paperasse plus tard. Deux jours après, je vais monter mon cheval et en descend avec une vertèbre fracturée. Certains y verront un pur hasard, moi je ne crois pas au hasard et y voit une belle claque de la vie. Connaissant mon entêtement, il fallait que ce soit quelque chose qui me sonne, assez fort, pour que je puisse remettre en question, ce que j'appelais ma vie.


Soyons réaliste sans cet accident je ne serais pas là à écrire ces lignes.


Toujours étrange ce genre de situation où tout votre corps semble savoir depuis un bail la décision que le mental vient juste de découvrir. Cette décision me fais faire un câlin à mon essence que j’ai délaissée trop longtemps : On va vivre des choses merveilleuses ma belle !

Donc en synthèse =>

Passer sa vie à la gagner : NON Merci !

Gagner moins pour vivre mieux : OUI <3


Mon cœur s’emballe en lisant la quatrième de couverture d’un bouquin qui m’est tombé dans les mains : « Nous aurions pu nous résigner, nous dire qu'il fallait apprendre à vivre raisonnablement, suivre la cadence. Mais nous ne l'avons pas fait».  Aurélie Delahaye « Embrasser l'inconnu ».

C'est une décision effrayante et jouissive à la fois. Mon enfant intérieur saute de joie et l'adulte à les foins.


Je veux vivre au service de mon enfant intérieur. C'est à cet enfant que je veux donner le sourire. C'est elle qui me guide quand les peurs de l'adulte brouillent le chemin.

L'enfant SAIT, elle à la carte, l'adulte à l'endurance et les capacités de braver les obstacles rencontrés sur la route : C'est en faisant équipe que tout sera possible.

Cela devient de plus en plus clair. Je ne suis pas venue ici pour souffrir (sacré référence), je ne suis pas venue pour m'enchaîner à travailler dur pour satisfaire les besoins d'autrui (ie. un employeur). Je suis ici pour faire l'expérience de la matière, pour chercher à servir MON âme, trouver MON essence, et c'est une fois à ma place que je rayonnerais. Bref, je suis ici pour kiffer !


Je réalise qu'avoir une vie passionnante demande forcément des prises de risques. Que la vie dont je rêve, emplie de LIBERTE, ne vas pas frapper à ma porte d’entrée. Cela ne va pas être tout rose. Mais s'en pouvoir l'expliquer rationnellement, je le sais c’est maintenant. Je dois oser faire ce premier pas (il paraît que c'est le plus compliqué). Il y aura des épreuves, des obstacles mais le tout sera franchis avec confiance car j'aurais en tête l'objectif. J'aurais envie de me battre pour ce dernier. A l'inverse de ma vie salariée qui m’imposait de lourdes contraintes sans que je connaisse l’objectif (probablement l'argent).

Changer de direction, sortir du cadre sociétale, ce n'est pas simple, ça fait peur, ça active des milliers de questions. C'est ainsi que mon mental s'est emballé, telle une boule de neige dans une pente. Mes nuits sont devenues compliquées. J'appréhendais le coucher car je n'avais plus aucun contrôle sur mon mental. Un feu d'artifice de projections, de situations, de rêves, de cauchemars, de peurs, de questions, j'étais littéralement assaillie.


Lara m'a donné LA belle métaphore : « En rando pédestre organisée, peut importe si tu arrives avec 2h d'avance au rdv où le chauffeur est censé TOUS vous retrouver. Tu seras bien obligé d'attendre TOUS les randonneurs pour monter dans la navette… »

Traduction : nous avons tous des forces et des faiblesses. Si je cours devant comme une dératée avec mes forces, en délaissant mes faiblesses, viendra un moment où l'élastique les reliant va péter !! Donc si je veux arriver à bon port il faut que je prenne soin de toute mon équipe...

C'est avec cette info que je me suis retrouvée chez moi, un matin, à deux doigts de la panique. J'avais passé une nuit quasi blanche à tourner en rond dans ma tête, à supplier en vain à mon mental de se taire et le lever n'y changeait rien. Mes faiblesses avaient pris le dessus, je n'arrivais plus à rien à part à angoisser. Je devais faire quelque chose. Ma première pensée a été « il me faut de l'aide ?! » Puis je me suis dit que j'étais seule responsable de ce désordre et que j'étais seule capable de le résoudre. J'ai donc pris ma peur à 2 bras, je me suis allongée et j'ai fermé les yeux. Depuis le début de ce cheminement je me disais «A ce qu'il parait c'est bien de méditer – oui mais ça m'emmerde».


Dans cette détresse j'ai su que c'était la seule solution, je devais me faire face. Et ça personne d'autre pouvais le faire à ma place. J'ai fermé les yeux, et j'ai parlé à mon mental. Je lui ai dit que je comprenais ses peurs, que je m'excusais de ne pas les avoirs écouté et de l'avoir ignoré, que ces dernières sont légitimes et que j'ai besoin de lui pour avancer. Pour l'aider, pour le soulager de ses angoisses, on avait qu'à faire « comme si ». Comme si j'allais démissionner, comme si j'allais rendre mon appartement, comme si j'allais partir seule à l'autre bout du monde. En faisant « Comme Si »,  comme par magie, ça ne faisait plus peur. Le mental soufflait un grand cou et on pouvait tous ensemble se rêver à tout ce qu'on voulait puisque c'était comme si <3


Citations du moment qui me portent :

  • « Osez la liberté : ça change une vie ! Mon conseil ? Si vous sentez que vous voulez tout plaquer c’est qu’il y a une raison. La vie nous pousse dans des aventures inouïes si on accepte de voir les signes et d’écouter ce qu’on veut vraiment » Article de Laura sur Madmoizelle.

  • « Prenons soin de notre magie » ; « Nous sommes plus fort que ce que nous croyons » DEKA

  • « Rien ne peut arrêter une idée dont l'heure est venue » V.H.

  • « Mettre sa vie à l’envers pour la remettre à l’endroit » TEDx Marwan Muhammad

  • « On peut pas semer et récolter en même temps » P. Rabhi

  • ​« La première étape c’est de sentir qu’il manque quelque chose. C’est un ressenti. Il y a autre chose dans l’existence que réussir, échouer, s’unir, se séparer, Vieillir, mourir. Mais j’ai besoin d’aide. Je sens qu’il y a quelque chose à trouver mais j’ai besoin d’aide.  Alors nous cherchons cette aide. » Arnaud Desjardins, dans En quête de sens.

NB :

Voici ma métaphore pour illustrer l'accompagnement que m'offre Lara : c'est l'intendante parfaite de mon marathon intérieur. Elle ne peut pas courir à ma place mais elle m'apporte tout ce dont j'ai besoin au moment opportun : de l'eau, des barres de céréales, des pansements, une boussole pour ne pas m’égarer, et surtout un soutien moral pour garder cette motivation : grande clé d'une telle course. Merci un milliard de fois <3


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