Le plein et le vide

Si nous avons à cœur un projet, il arrive que notre motivation ne soit pas d’arriver à un résultat positif mais bien de compenser un manque.  Ce que nous souhaitons obtenir avec une réalisation – avoir une promotion, faire un grand voyage, voir ce film au cinéma – c’est le plein. Mais si ce qui nous pousse vers ce projet est un sentiment d’inachèvement ou de manque, alors notre projet à pour moteur le vide. Comment faire la différence ?

Plein ou vide ? La nature du projet n’importe pas vraiment. Ce qui compte, c’est d’observer la motivation qui est à la source de notre projet, parce que cette motivation porte une énergie qui va influencer celui-ci.
Quand elle est fondée sur le plein, cette motivation puise sa source dans le spirituel, l’essentiel, c’est-à-dire notre nature profonde débarrassée de toute influence extérieure. Dans ce cas, c’est l’âme elle-même qui s’exprime. Elle porte avec elle son énergie propre, et le projet s’aligne avec les fréquences de l’univers qui lui correspondent… Être en phase avec l’univers est un facteur déterminant  pour notre réussite.

Avoir des projets, c’est créer

Si elle est fondée sur le vide, notre motivation est imparfaite : elle repose sur nos blessures, elle est reliée à notre histoire, à nos peurs, à nos griefs. Elle dépend d’un état mental dont nous avons lâché les rênes et qui vagabonde à son gré, nous analysons notre vie à travers un filtre. Cette motivation bancale est un facteur de désordre pour nos projets et pour notre ressenti, et notre pouvoir de création peut s’en trouver affaibli et même carrément empêché.

Le vide et le plein est une autre façon de sentir comment fonctionne la Kinésiologie Essentielle. Le plein vient de l’Essence, tandis que le vide vient de la crise humaine qu’il faut résoudre. Construire à partir du vide, c’est rejouer une scène dont nous avons été acteur et qui nous a causé du tort.

Pour illustrer le plein et le vide, je vais prendre l’exemple d’un patient que j’ai eu en séance. Cet homme, agriculteur en huiles essentielles, se plaint de manquer de temps pour tout faire. Il souhaite participer à tous les marchés de sa région, mais il est submergé par ses activités : récolte, fabrication, promotion, déplacements, etc. Il court sans arrêt.

En réalité, il est atteint de ce qu’on peut appeler le « syndrome de l’écureuil ». L’écureuil coure de-ci de-là en amassant autant de noisettes qu’il peut, sans que jamais son hyperactivité ne cesse. Cet agriculteur fait de même. Avoir plein de choses à faire est, pour lui, une façon de garder des noisettes à grignoter. Cette attitude inconsciente l’empêche d’avancer.

Où sont mes noisettes?

Comment en est-il venu à ce dysfonctionnement ? Cet attitude s’est mise en place lors du divorce de ses parents. Se retrouvant seul avec une mère en grande difficulté dans une maison isolée de tout, le voilà coincé sans possibilité de voir ses amis, de faire du foot… Il finira par obtenir une mobylette qui compensera partiellement le problème… et le lancera sur les routes pour visiter ses copains.

En réaction à son histoire, ses projets futurs auront finalement pour moteur « fini de s’ennuyer ! ». C’est pourquoi, dans son projet d’entreprise agricole, il s’efforce de cultiver toujours plus de plantes, et de participer à toujours plus de marchés – les noisettes ! Il n’a pas bâti son projet sur un plein, mais sur un vide. Il ne s’est pas dit « J’ai envie de faire plus de fleurs parce que c’est beau ».

Même si les protocoles en Kinésiologie Essentielle aident à prendre conscience de cela, une auto-introspection peut vous éclairer. Faites une liste de vos expressions favorites, qu’elles soient orales ou simplement mentales. Si cette liste comporte les expressions suivantes : « Il devrait faire ceci… ça devrait être comme ça » ou des affirmations marquant la critique ou l’auto-critique, alors il y a moyen d’agir.

Le remède à la procrastination, c'est l'Essence

Reprenons le cas de notre agriculteur. Il se dit à lui-même : « Je devrais en faire plus,  je devrais prendre moins de travail, je devrais être mieux organisé, etc. ». Dès ce moment, il ne lui reste plus qu’à passer de « je devrais » à « je fais ». Exemple : « Je vais établir un planning, par amour et par respect de moi, de mon Essence ». En mettant l’accent sur l’Essence, celle-ci devient la source, elle peut remplir l’espace du projet, lequel ne fait plus que lui emboîter le pas. Vous créez sur un plein, et quel plein : votre nature profonde !

L’attitude de l’écureuil (ou toute autre attitude analogue) provient d’un fonctionnement ancien. Une fois que nous avons pris conscience de son existence, il faut créer de l’espace entre nous et ce fonctionnement. Cette ajustement peut se faire immédiatement : « Ce fonctionnement est obsolète, et aujourd’hui je peux choisir autre chose ». La Kinésiologie Essentielle dispose des outils pour mettre en lumière n’importe quel fonctionnement figé, et pour nous en libérer.

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