Enfant et kinésiologie

Si les enfants ne sont pas épargnés par le stress ou la maladie, ils somatisent souvent des situations vécues par les adultes. Victimes de leur sensibilité et de leur perméabilité, le stress de l'enfant ne prend pas le chemin de la tête mais celui des tripes. Lara s'est prêtée au jeu des questions-réponses pour ce coup de projecteur sur la kinésiologie et l'enfance en séance.

As-tu constaté un point commun entre les enfants que tu as eu en séance de kinésiologie?

Pas trop. Il faut qu'ils aient confiance en moi. Il faut qu'ils sentent que je peux les comprendre - ça ne passe pas par la tête, c'est instinctif. Une fois qu'ils sentent qu'ils peuvent faire confiance, ils ouvrent leur coeur.

A l'inverse des adultes, il n'y a pas de position de déni chez les enfants. Ils ne refoulent pas vraiment. Comme chez l'adulte, il faut certaines conditions pour que la kinésiologie fonctionne. Pour qu'un soin soit possible chez l'enfant, il faut qu'il y ait encore chez lui un petit espace de beauté, de lumière, d'innocence. J'ai déjà reçu des enfants qui étaient déconnectés de cette nature innocente, qui étaient conditionnés par le système, par la violence, etc. et pour ceux-là je ne peux pas grand-chose. Le fait d'être coupé de son essence au point de ne plus pouvoir ressurgir à la vie n'est pas spécifique aux adultes, cela atteint aussi les enfants.

Les séances Skype ne sont pas possibles avec les enfants de 3 à 12 ans. Il faut des séances en cabinet, parce qu'à ces âges ils ont besoin d'un contact énergétique dans le physique. Il faut qu'ils voient le praticien, qu'ils le ressentent, qu'ils le reniflent... En revanche, Skype marche très bien pour les bébés jusqu'à 2 ou 3 ans. Les bébés sont très connectés à eux-mêmes et à la vie, pour eux il n'y a pas de frontière. On en a l'exemple avec les bébés nageurs: pour eux c'est naturel, il n'y a pas d'appréhension ou de méfiance. Ils le font, c'est tout. Cette facilité fait partie de leur naturel et alors Skype marche très bien.

Quelles sont les affections les plus fréquentes que l'on te demande de traiter?

La mélancolie.

Comment cela se traduit chez l'enfant?

Et bien par exemple le refus de manger, la tristesse, des angoisses au coucher. En réalité ils sont trop connectés aux problèmes des adultes. Ce sont les adultes, sans en avoir conscience, qui polluent les enfants avec leur propre désarroi. Il y a aussi ce qu'ils peuvent percevoir de la souffrance humaine en général: maladie, divorce, dispute, mort.

A côté de cette mélancolie, les enfants sont la proie du stress. Il y a le stress de l'école, qui peut être provoqué par un comportement de la maitresse mais aussi et plus souvent dans les relations avec les copains.

Le stress provient également de ce que l'enfant ne comprend pas ce que les parents projettent sur lui dans leur propres conflits. En fait, les enfants sont embarqués dans les matrices énergétiques des parents. Par le fait, ils sont occupés à des réflexions ou des situations qu'ils ne devraient pas, qui ne sont pas de leur âge. Cela les coupe de la joie, du jeu, de la vie même qui sont leur naturel.

Quel a été le dernier enfant que tu as traité?

Je me suis occupé d'une petite fille de 5 ans anorexique: elle ne pouvait pas consommer d'aliments solides, il fallait l'alimenter seulement avec des soupes, des boissons... Elle perdait du poids d'inquiétante façon. Il a fallu la reconnecter à son essence en Kinésiologie Essentielle.

Sa grand-mère - la grand-mère des bons gâteaux et des petits plats - subissait alors une chimiothérapie lourde: cet évènement l'avait profondément marquée au point qu'elle s'était mise à douter de la vie même. C'est une enfant très empathique. J'ai dû l'émanciper des matrices déployées sur elle par les adultes en relation avec la maladie de la grand-mère, à l'aide des protocoles de soin appropriés. J'ai travaillé à lui redonner un sens à la vie. Je lui ai donné par exemple un petit coquillage, je l'ai aidée à se connecter à la beauté, à l'innocence de la vie, qui est l'essence même de l'enfance.

Avec sa maman, nous avons dû recommencer toute la progressivité du cycle d'alimentation du bébé: d'abord des compotes, puis des légumes écrasés... jusqu'à arriver à la nourriture solide normale. Cela a été un gros succès, en 1 mois à peu près, alors que les parents avaient tout essayé: pédiatre, psychologue...

Le rendez-vous de la dernière chance...

Ça arrive souvent. Moi ça me parait naturel parce que je suis dans le bain tous les jours, mais je conçois que ça paraisse incroyable... Quand on arrive à remonter là où s'enracine la maladie, beaucoup de choses sont possibles.

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