Constellation familiale et kinesiologie

Dans quelle mesure les liens noués au sein de la famille influencent-ils nos émotions et nos choix? Notre personnalité dépend-elle des loyautés ou des conflits établis avec nos parents, nos frères et soeurs? La génétique a son mot à dire également. Comment faire le tri? D'où viennent les émotions qui m'habitent?

Dans quelle mesure les liens noués au sein de la famille - père, mère, soeur, frère - influencent-ils nos émotions et nos choix? Ce que nous avons vécu dans notre enfance a façonné notre personnalité présente. Elle s'est construite à partir des affinités, des oppositions ou des loyautés établies avec nos parents, nos frères et soeurs. La proximité génétique joue également beaucoup dans l'immersion de la personnalité dans l'histoire familiale. On sait aujourd'hui que les gênes se reprogramment et qu'ils sont très sensibles à l'énergie, et donc aux émotions.

Cette imbrication des sources de la personnalité fait qu'il est assez difficile de s'analyser soi-même pour débusquer ce qui, dans nos peurs ou nos souffrances d'aujourd'hui, provient de notre construction familiale.

Les Constellations Familiales

Conscient de cette difficulté, certains praticiens ont contourné le problème en recréant, comme au théatre, le creuset familial. C'est le cas de Bert Hellinger, qui a créé la méthode des Constellations Familiales, une thérapie familiale originale à base de jeu de rôle, dans laquelle la personne en quête de son inconscient rejoue des scénettes de son enfance avec d'autres participants représentant son père, son frère, etc.

La Constellation Familiale est avant tout une analyse psychologique - Hellinger est psychothérapeute - ce qui n'est pas le cas de la Kinesiologie Essentielle présentée ici. Ma pratique repose sur la lecture des lignes de stress, des charges énergétiques des choix ou des obligations, des deuils, etc. et leur déblocage au niveau physique. Oh! Quelle belle phrase... un peu nébuleuse ! Mieux vaut se faire une idée à travers un cas concret, celui d'Elodie.

Conflits familiaux

Pour comprendre le travail qu'a effectué Elodie en Kinesiologie Essentielle, il faut revenir un peu sur son histoire familiale. Elodie en a beaucoup voulu à son père d'avoir divorcé de sa mère. Après son remariage, le père a transmis une partie de son patrimoine à sa nouvelle épouse, et des tensions surgirent avec sa fille Elodie, son autre fille et son ex-femme. Lorsqu'il décéda, ces tensions dégénérèrent en conflit avec la belle-mère.

Or ce conflit s'éternise par l'intermédiaire des notaires, et la situation est très mal vécue par Elodie. Le stress et la dépression la menace, on parle d'anti-dépresseurs. Coincée entre sa peur de se retrouver "volée" et son ras-le-bol d'une procédure qui l'use dangereusement, elle vient me voir pour trouver une solution à son stress. Pour dénouer le noeud de stress, nous avons utilisé le point d'entrée le plus direct, ses relations avec sa soeur, plus vindicative et plus autoritaire qu'Elodie.

Vivre à la fréquence de son Essence

A la suite du travail que nous avons effectué, Elodie s'est rendue compte que depuis son enfance elle avait vécu sous la pression de cette soeur. Durant cette procédure, sa soeur usait à nouveau de son autorité pour diriger la situation selon son idée. Elle refusait par exemple de rencontrer la partie adverse, surtout si celle-ci souhaitait présenter des possibilités d'arrangement. Quoiqu'Elodie ne trouva pas toujours très juste la ligne dure affichée par sa soeur, elle avait endossé encore une fois son rôle de petite soeur effacée, et elle suivait.

Le problème n'était pas de laisser à sa soeur l'initiative. Après tout sa soeur était peut-être très qualifiée, peut-être la mieux à même d'évaluer la législation ou encore la plus mature. Le problème était que le conflit auquel Elodie s'associait créait une distorsion avec son Essence.

Elodie définit une position personnelle plus Essentielle, que l'on peut résumer ainsi:

  • Je renonce à être fidèle à ce rôle de petite soeur, même si cela remet en cause ma relation habituelle avec ma soeur
  • Je renonce à m'associer à ma mère dans cette vendetta familiale

L'amour de soi, c'est le respect de soi

Ces renoncements étaient une épreuve, parce qu'elle n'était pas fâchée envers sa mère et sa soeur. Elle choisissait de ne plus s'associer à cette vendetta, pas même par solidarité familiale. Elle rencontra donc cette dame à la table du notaire, pour la première fois, pour parler avec elle.

Pour arriver à ce résultat, Elodie a travaillé sur le respect de soi, appellé aussi dans ce Blog l'amour de soi. L'amour de soi n'a rien à voir avec le narcissisme ou l'auto-contemplation. L'amour de soi, c'est la faculté de s'aimer au point de faire pour soi ce qui est Essentiel. C'est ramener dans l'Essence les parts de soi qui souffrent, pour les aimer, car les aimer c'est les respecter. En apprenant à respecter en soi ces parts en souffrance, on apprend également à poser les actes de la vie qui respectent ces parts. Quand ces actes-là, qui marquent le respect que nous avons pour nous-même, entrent en contradiction avec tout ce que nous avons fait jusqu'ici, c'est la preuve que nous avons changé.

Régler ses comptes... ou être heureuse

Pour Elodie, les protocoles employés en Kinesiologie Essentielle (non détaillés dans cet article) ont suivi cette ligne. Elle a compris que le respect d'elle-même réclamait le retour de sa paix et de son bonheur. La ligne dure défendue par sa soeur ne correspondait pas à la fréquence de son Essence, et elle abandonna cette voie pour chercher une résolution honorable et réaliste de ce conflit. En remettant en question sa place au sein du groupe mère - fille ainée - fille cadette, elle parvint à s'affranchir de la charge émotive cristallisée autour de leur configuration familiale.

Cette charge émotive était puissante car chacun avait des comptes à régler avec le père ou l'ex-mari défunt: rancune, regrets, sentiment d'injustice, abandon.... En commençant une démarche d'amour de soi, Elodie déplaça l'axe de sa vie. La rancune n'était plus obligatoire. La maladie n'était plus obligatoire. Au contraire, le respect dû à elle-même l'invitait à être heureuse.

Choisir sa vie

Cette affaire est récente, et toujours en cours. Le résultat qui sera obtenu chez le notaire n'est pas prédictible et nullement garanti. Mais il est évident que le regard que porte Elodie sur elle-même a changé: il est devenu dynamique. Ce regard peut désormais analyser tous les autres aspects de sa vie. "Est-ce que je m'aime assez pour refuser telle situation? Poursuivre cette relation ou ce projet est-il en résonance avec mon Essence? ".

Ça n'a l'air de rien comme ça, ce coup d'oeil porté sur son passé, comme on se retourne brièvement dans la rue. Pourtant un regard neuf peut suffire à changer toute une vie.

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